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Mais encore !...

5 janvier 2015

 

Ce Blog va donc essentiellement tourner autour de cette moto mythique qu'est la "Bullet" et de tout ce qu'il m'a été et me sera encore possible de faire à son guidon …

 

Pour la petite histoire, la création de la marque anglaise Royal Enfield remonte à la fin du 19ème siècle à Redditch dans la banlieue sud de Birmingham et c'est en 1901 que l'usine assemblera sa première moto. Dès l'origine, ce constructeur adoptera un principe intangible : "Ne jamais modifier ce qui a fait ses preuves sauf en vue de le perfectionner". C'est ainsi que les motos de cette marque acquirent une renommée de légendaire fiabilité en Europe et dans les colonies de l'empire Britannique.

 

Je ne vais pas pas m'éterniser sur le passé mais juste préciser quelques dates :

 

  • 1933 - les premières Bullet font leur apparition (250 cc, 350 cc et 500 cc).

  • 1948 - fabrication des Bullet "modernes" avec suspension arrière oscillante.

  • 1949 - début de la commercialisation des 350 cc sous l'appellation Bullet G2.

  • 1953 - le modèle 500 cc arrive sur le marché.

  • 1960 - la Bullet 500 cc est configurée dans sa version définitive qui perdurera jusqu'à la fin de l'année 2007.

L'image ci-contre montre l'éclaté de ce que je considère comme étant l'un des plus beaux monocylindres des grandes années moto.

 

Pour les puristes, 74 ans séparent la première sortie des Bullet fabriquées en Angleterre jusqu'à la fin de leur production en Inde.

 

En ce qui me concerne, je prends comme référence l'année 1960 et les 47 années d'existence du dernier modèle ... qu'il ait été construit en Angleterre ou en Inde.

 

Cette fabrication marque aussi la période plus communément connue sous le sobriquet des "années fonte". Aucune autre moto dans le monde n'aura été produite à tant de millions d'exemplaires ni n'aura eu une telle longévité. De 2008 à 2009, les ingénieurs de l'usine tentèrent de moderniser la "Bullet" en lui greffant un cylindre alu, un démarreur, une boite 5 vitesses du mauvais côté et quelques bricoles pour un résultat peu convaincant !...

Puis arriva la fin de l'année 2009 où furent présentées à la clientèle française de nouvelles motos 500 cc Royal Enfield articulées autour d'un moteur injection pensé par les Autrichiens de chez Rotax ... Ça avait la couleur des Bullet, le goût des Bullet … mais ce n’était pas des Bullet !...

 

Bref, la "légende vivante" comme dira Dirk W. KÖSTER s'était éteinte en 2007 !!!...

 

Mais voilà, derrière la marque Royal Enfield, il doit y avoir un peu de magie parce qu'il se trouve que depuis ces cinq dernières années, les nouveaux propriétaires des RE injectées qu'il m'a été donné de rencontrer participent tous de la même philosophie ... la même que celle qui nous fait aimer nos Bullet fonte.

 

Il y a bien cette petite différence qui tient à la fiabilité de leurs bécanes et nous fait assez souvent dire quand ils se plaignent : "Qu'est-ce que vous êtes emmerdés avec vos EFI ...". Mais bon, mis à part ce petit clin d'œil, nous avons la même passion pour les balades et rencontres entre copains.

 

Vous l'aurez compris, je possède une "500 Bullet fonte" ... j'en ai même plusieurs puisque deux autres indiennes ainsi que deux anglaises pure souche lui tiennent compagnie bien au chaud dans le garage ... mais celle dont il va être ici question à été la première dont j'ai fait l'acquisition et de fait, c'est aussi ma préférée ...

 

Elle est de 2003, je l'ai achetée quasiment neuve (843 km) ... j'ai tout de suite "fiabilisé" son moteur en remplaçant la totalité des roulements indiens par des européens tiptop qualité plus quelques bricoles et puis en 2006, elle est devenue ma moto de tous les jours ... depuis, à son guidon j'ai fait plus de 115 000 bornes sans aucun pépin majeur. Un régulateur, deux ou trois condensateurs et vis platinées, deux câbles d'embrayage, deux bougies irridium, chaines secondaires et pignons/couronnes qui vont bien, une crevaison ... rien qui ne m'ait jamais immobilisé. Ah si, une fois !... mais l'anecdote est si savoureuse que j'en ferai le récit dans un article spécifique ... comme quoi, à toute chose malheur est bon.

 

Monocylindre longue course (90 x 84), un couple max à 3000 t/mn, une puissance démoniaque de 22 CV à 5400 t/mn ... une bête !...

 

C'est donc avec cette moto d'un autre âge que je partagerai le fil conducteur de ce Blog lié aux voyages et à l'amitié ... conception d'époque oblige, cela se fera à un train de sénateur, jamais à plus de 85 km/h chrono (un petit 90 compteur au mieux).

 

Dans ces pages il sera donc question de balades et de rencontres mais aussi de photographie, de vidéo, de mécanique (petite et grosse), d'humeurs (coups de gueule) et de tout ce qui me passera par la tête … on y trouvera également des liens vers des blogs amis ou tout simplement l'adresse de sites que j'aime bien.

 

Au plaisir de partager ces (bons) moments avec vous ...

 

                                        

Matmata

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